𝐅𝐥𝐮𝐱 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐢𝐥𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞𝐬 (𝐅𝐅𝐈) 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟 : 𝐮𝐧𝐞 é𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜é𝐞

La Ministre déléguée en charge du Budget, Madame Fatoumata BAKO/TRAORE a procédé, ce lundi 20 mars 2023 à Ouagadougou, à l’ouverture de l’atelier d’estimation des flux financiers illicites (FFI) dans le secteur extractif au Burkina Faso par la méthode des pays partenaires.

Cette étude, voulue par le Gouvernement, vise à mettre en exergue les principaux facteurs qui alimentent les FFI, les principaux canaux utilisés, à faire une estimation du montant des FFI, à identifier les principaux pays de destinations des FFI et les mesures à envisager pour endiguer le phénomène.

Les flux financiers illicites impactent négativement le développement économique et social des pays aussi bien riches que pauvres. Le secteur extractif étant le plus exposé au flux financiers illicites, le Secrétariat Permanent de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (SP-ITIE) a été mandaté par les hautes autorités pour conduire cette étude, avec l’appui technique de la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED).

Dans son discours d’ouverture, la Ministre déléguée a insisté sur le caractère pernicieux de ces flux financiers illicites sur la vie des populations. « L’impact le plus immédiat des flux financiers illicites se traduit par un manque à gagner en termes d’hôpitaux et d’écoles construits, des routes réalisées et d’emplois crées », a-t-elle indiqué.

Mme BAKO a, par ailleurs, précisé que la réussite de cette étude est fondamentale pour notre pays qui a besoin d’assécher les sources de financement du terrorisme.

« C’est une tâche difficile qui nous est confiée et nous devons la conduire avec dévouement et patriotisme pour le bonheur de notre peuple » a-t-elle ajouté.

Pour ce faire, la ministre a invité les membres du comité technique chargé de mener cette étude, à faire preuve de rigueur dans la conduite de ces travaux. Ledit comité est constitué d’experts issus de plusieurs administrations, de l’université, des organismes internationaux et du secteur privé. Le rapport de l’étude est attendu en 2024.

 

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