Ouagadougou, 29 juin 2026 – Le Comité de pilotage de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Burkina Faso (ITIE-BF) a tenu ce lundi sa deuxième session ordinaire de l’année 2026. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du Président du COPIL, le camarade Vieux Abdoul Rachid SOULAMA, en présence du Vice-président du COPIL, le camarade Doulaye SANOU. Le président du collège des organisations de la société civile, Jonas HIEN, et le Secrétaire permanent de l’ITIE, Eric ZOURE ont également participé à la rencontre qui a regroupé les représentants des trois collèges parties prenantes du processus ITIE au Burkina Faso (l’administration publique, les sociétés minières et la société civile). Les membres ont examiné et adopté deux documents stratégioques de gouvernance à savoir le rapport de cadrage du Rapport ITIE 2025, et le rapport d’avancement 2025.
Le rapport de cadrage du Rapport ITIE 2025 : poser les bases du 17ᵉ rapport
Dans le processus d’élaboration des rapports ITIE, le rapport de cadrage est une feuille de route qui fixe les grandes lignes de ce que le Rapport ITIE 2025 devra contenir. Ces orientations portent notamment sur les entreprises à contrôler, les taxes et les redevances à vérifier, ainsi que les règles de collecte et de comparaison des données. Après avoir pris connaissance du contenu du rapport de cadrage élaboré par le Secrétariat permanent avec l’appui des services en charge de la gouvernance minière, le Comité a validé un seuil de matérialité fixé à 800 millions de FCFA. Avec ce seuil, 17 sociétés minières entrent dans le périmètre du prochain rapport ITIE, couvrant 98,47 % des revenus extractifs totaux.
Le COPIL a également pris plusieurs décisions techniques en fixant la marge d’erreur acceptable à 2 % pour les écarts de réconciliation. La certification des formulaires par un commissaire aux comptes est obligatoire pour les sociétés dont les paiements dépassent 2 milliards de FCFA. Les entités déclarantes sont également tenues de faire une désagrégation des données par entité, par entreprise, par projet minier et par flux. Le rapport de cadrage formule aussi des recommandations importantes, notamment la nécessité d’un audit des coûts miniers et l’obligation de prendre en compte les numéros IFU sur les formulaires des services du ministère des mines. Après l’adoption du rapport de ce cadrage, un administrateur indépendant sera recruté en vue de l’élaboration du dix-septième rapport ITIE.
Le rapport d’avancement 2025 : des résultats concrets malgré un contexte difficile
Le rapport d’avancement répond à l’exigence 1.5 de la Norme ITIE, qui oblige chaque pays membre à rendre compte annuellement des progrès accomplis. L’année 2025 s’est déroulée dans un contexte exigeant marqué par le défi sécuritaire, la poursuite des réformes pour la souveraineté économique, la hausse du cours de l’or et la lutte contre la fraude, sans oublier la préparation de la validation de l’ITIE-BF prévue en 2027. Sur les 114 activités prévues au plan de travail, 66 ont été réalisées, soit un taux d’exécution physique de 58 % et un taux d’exécution financière de 54 %. Parmi les réalisations majeures, on retient la publication du Rapport ITIE, la dissémination des données, leur traduction en langues nationales, la mise en place d’un réseau de journalistes spécialisés, les formations des parties prenantes et le suivi du Fonds minier de développement local. Sur le fonctionnement du Comité, le rapport relève un taux de participation moyen aux sessions du COPIL de 59,20 %. Au regard des performances enregistrées, le président du Comité a invité les trois collèges à poursuivre les efforts afin d’améliorer la gouvernance de leurs structures et la mise en œuvre de la Norme ITIE.Évoquant les enjeux de la prochaine validation du Burkina, le Secrétaire permanent de l’ITIE, Eric ZOURE, a présenté au COPIL une série d’activités prévues dont des sessions de formation sur la Norme ITIE et d’autres thématiques au profit des membres des différents collèges. Une annonce saluée par le président du Collège des OSC, Jonas HIEN, pour qui «ces formations de mise à jour sont nécessaires» pour une pleine participation des OSC au processus de validation du Burkina Faso, prévu en 2027.
DICP SP-ITIE

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